« Les migrants sont depuis toujours victimes de viols en Libye »

/ InfoMigrants, par Julia Dumont le 

Dans son documentaire « Libye, anatomie d’un crime », la documentariste Cécile Allegra révèle que des viols sont commis de manière quasi-systématique sur les personnes détenues dans les prisons clandestines ou les centres de détention du pays.

Vous avez recueilli dans votre documentaire des témoignages de Libyens qui ont été victimes de viols. Les migrants en sont-ils également victimes ? Où ces crimes surviennent-ils ?

Les migrants sont depuis toujours victimes de viols en Libye aussi bien dans les centres de détention officiels que clandestins. Ce qui a changé aujourd’hui c’est que nous le savons, alors qu’il y a cinq ans, les gens n’étaient pas prêts à entendre des récits de viol. Ils n’avaient pas compris le degré de violence que les gens subissaient dans les centres de détention libyens.

Le territoire libyen est partagé entre des centaines de milices qui se livrent une guerre pour des portions de territoire mais aussi pour la gestion des filières de migrations. Toutes les milices ont des centres de détention clandestins dans lesquels des hommes armés détiennent des migrants et leur font subir des sévices, dont des violences sexuelles.

Même s’il est difficile d’en parler, il est important que les migrants abordent la question du viol lors de leur entretien pour leur demande d’asile, notamment s’il y a eu répétions. Pour documenter au mieux ce qu’il est arrivé à une personne en Libye, il faut essayer de savoir où la personne a été détenue, par qui (quelle milice) et pendant combien de temps.

Lire l’article complet d’InfoMigrants

Et aussi:

/ Télérama-Télévision, par Marie Cailletet / Publié le 23/10/2018 /

A l’occasion  de la diffusion de l’enquête « Libye, anatomie d’un crime » de Cécile Allegra le mardi 23 octobre sur Arte, Virginie Collombier, directrice de recherche à l’Institut universitaire européen, dresse un l’état des lieux sur ce pays en guerre sans taire ses réserves sur le documentaire.

Directrice d’un groupe de recherches sur la Libye à l’Institut universitaire européen, Virginie Collombier travaille aussi à une initiative de dialogue entre les principales forces sociales du pays. Elle évoque pour nous l’enquête de Cécile Allegra diffusée ce soir sur Arte, Libye, anatomie d’un crime, sur lequel elle a quelques réservesÂpre et nécessaire, ce film met pourtant au jour les conditions de détention dans les prisons libyennes aux mains des milices armées, qui rançonnent et torturent. Montrant que le viol se révèle aussi une arme politique de destruction massive du corps social. Au-delà, Virginie Collombier esquisse un état des lieux du pays.

Qu’avez-vous pensé du film de Cécile Allégra ?
Cécile Allegra m’a appelée deux ou trois fois quand elle commençait à enquêter. Nous ne sommes pas allées au-delà car je ne disposais pas d’informations précises sur les sujets qu’elle voulait évoquer. J’ai aussi senti qu’elle souhaitait pousser dans une direction qui, pour moi, ne correspondait pas aux réalités de terrain.

Lire l’Interview complet de Marie Cailletet

Relayé par GC.

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